Ma poularde de Noël

Le choix de la viande pour le plat de fête est toujours un sujet de discussion passionné ! Les uns veulent de la viande rouge, les autres plus traditionnels ne jurent que par la viande blanche enfin les derniers sont convaincus qu’il n’y a pas de repas de fête sans gibier.

Autant dire que quel que soit le choix final, l’unanimité n’est jamais de mise et les mécontents du temps de l’Avent maugrée dans le vent contre la marée qui leur a fait défaut.

Cette année, vu que je suis le cuisinier en chef, j’ai arbitré très démocratiquement, les voix des autres comptaient pour une, la mienne pour mille. C’est donc sans cérémonie, et en grande pompe que j’ai pu annoncer lors de la Saint Nicolas que le réveillon serait gourmand grâce à une jolie poularde de Bresse.

“Une quoi ? ”

“Une poularde, c’est la même chose qu’un chapon mais en femelle. Une belle poulette qui n’a jamais pondu.”

Mais où allais-je donc trouver une poularde ? Mon traiteur habituel ne vend que des chapons et des dindes de Noël. La fermière du marché commercialise en vente directe ses propres produits (d’ailleurs fort prisés, j’en ai fait l’expérience pour la Noël, il y a déjà 3 ans).

Au pays de la vie est moins chère, il y avait bien des poulardes, mais l’origine n’était point de Bresse. Et scrogneugneu, je n’allais quand même pas capituler devant la difficulté, tu connais mon opiniâtreté, qui plus est après avoir célébré le choix de la dite poularde avec beaucoup de conviction auprès des futurs convives.

Je feuillète internet pour trouver un site de vente directe. J’ai dû beaucoup chercher pour un résultat bien maigre comparé à la promesse d’une belle poularde. J’ai laissé quelques messages sur plusieurs sites pour demander si la livraison à 500 Km était possible.

L’un d’entre eux m’a appelé (plutôt l’une d’entre elles) en m’expliquant que ce n’était pas un problème, une expédition en mode Chronopost en cette saison dans un emballage isotherme et dans les 24 heures, j’aurai la volaille à mon domicile en parfait état de conservation. Topez-là jolie fermière, il n’en fallait pas plus pour que la bourguignonne conclut le marché. Mieux que Rungis !

“Euh ! mais pour vous régler, je procède comment ?”

“Je vous envoie un lien paypal la veille quand je connais le poids du colis (surtout de la bête), vous cliquez et c’est tout !”

Wouah ! je suis éberlué devant une connectivité marchande aussi développée !

“Et vous l’expédiez quand ?”

“En principe entre le 14 et le 16 décembre.”

Ce lundi, n’ayant pas reçu de lien pour le paiement, je m’inquiète auprès de la jolie fermière de ne pas avoir eu de nouvelles.

“Mais ne vous inquiétez-pas, je suis très occupée dans cette période, vous comprenez, vous aurez bien votre volaille cette semaine.”

En raccrochant, je suis sûr qu’elle m’a affublé du sobriquet “d’olibrius citadin”, suivi d’un “mais laisse moi donc travailler en toute sérénité ! j’ai un vrai métier, moaaa !”

Eh bien, tu ne vas pas le croire, je viens de recevoir à 19h06 précis ce jour, un SMS m’annonçant que Chronopost prévoyait me livrer demain, un colis à mon attention.

J’ai d’abord cru à un courriel de “phishing” (au passage, je t’invite à la plus grande circonspection quand tu reçois un courriel des impôts, de la caisse d’assurance maladie ou de ta banque qui te veut le plus grand bien en voulant te rembourser d’un trop perçu. C’est systématiquement une arnaque).

Je vérifie, cela semble bien le véritable site de Chronopost. Je regarde la provenance du colis : Marchandise enlevée à 17h10 à Louhans.

Mon esprit vif (tu l’avais remarqué n’est-ce pas) se raccroche à la commande téléphonique faite avec la jolie fermière “top-là”, et j’en conclus que c’est ma belle volaille qui a pris le départ.

Sauf que…

Je n’ai rien réglé. Tu ne m’avais pas dit que tu avais payé la facture à ma place. Vraiment il ne fallait pas, cela me gêne beaucoup. Ceci dit, si c’est pour te faire inviter, c’est aussi une stratégie, appelle-moi pour que je t’indique le lieu des festivités !

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Florentin

Ce florentin se compose de miel et de sucre, d’amandes, d’oranges et de bigarreaux confits. Il renferme aussi crème, beurre et un peu de farine.
Voici une vraie douceur à recommander aux becs sucrés !

Florentin
Crème 125 g
Miel 200 g
Sucre 300 g
Beurre 100 g
Farine 50 g
Amandes effilées 400 g
Bigarreaux confits 125 g
Oranges confites 125 g

Piouuuuuuuuu!!! tout à fait diététique. C’est par curiosité que je suis allé voir tous les ingrédients de cette pâtisserie.
Je connaissais pas… Suis passé dans la boulangerie, dans la rue en face de l’auditorium et je me suis laissé tenté.

Assis au soleil, du bleu dans les yeux 🙂

Courrier

Arôme PatRelle, un adjuvant culinaire que tu trouves au rayon épicerie, assaisonnement (Genre, Poivre, Sel, Kub, Maggi, Knorr…).

Tu mets quelques gouttes à ta préparation, et cela lui donne une jolie couleur dorée, ambrée plutôt, sans saveur précise, au goût neutre, juste ajouter une note de couleur caramel à ta préparation.

Recette de Grand-mère (Merci Béa).

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Et voili 🙂

Pojarski

Hum! à venir 🙂

Je cuisine…

Un petit essai culinaire qui fait suite à déjeuner dans le restau du coin, où le patron, pas peu fier, faisait l’apologie de sa nouvelle carte… Et j’ai donc goûté un poulet à la Pojarski. A la fin du repas, lui demandant les secrets de sa recette, il est allé tout bonnement me photocopier (si, si si!) la recette tirée d’un ouvrage culinaire (suis allé sur Amazon… c’est là Cuisine de Ducasse par Sophie), et ce week-end, j’ai testé 🙂

Ingrédients:
Pour 6 personnes
• 600g de blancs de poulet
• 300g de pain de mie sans croûte
• 45 cl de crème liquide
• 120g de beurre
• 2 c. à s. d’huile d’olive
• 3 pincées de paprika
• sel, poivre
Pour la panure
• 3 œufs
• 2 c. à s. de lait
• 4 c. à s. de sauce soja
• 200g de farine
• 200g de chapelure
• 1 c. à s. d’huile d’olive
• sel, poivre
Pour la sauce
• 1 botte de persil plat
• 2 c. à s. de bouillon de volaille
• le jus d’1/2 citron
• 1 c. à s. d’huile d’olive
• sel, poivre

Préparation des Pojarski :

Tu coupes le pain en dés
Tu les mets dans un saladier avec la crème et laisse les pendant 30 min. Tu haches les blancs de poulet au robot et tu assaisonnes avec sel, poivre et paprika. Tu mélanges le pain avec le poulet et 100g de beurre mou coupé en petits morceaux. Tu malaxes bien afin d’obtenir une pâte homogène et Tu la laisses 15 min au frais.
Divise la préparation en 6 parts égales et façonne-les de manière à reconstituer la forme d’un blanc de poulet.
Laissez 1/2 heure au congélateur.

Après l’avoir fait, il serait mieux d’avoir une quasi « pommade » de beurre, j’ai eu beaucoup de mal à faire un mélange homogène avec le beurre, pourtant assez mou.

Préparation de la panure :

Casse les œufs dans une assiette creuse et mélange-les avec l’huile d’olive, le lait et la sauce soja, puis assaisonne.

Vi, ben comme j’avais pas de sauce de soja sous la main, j’ai mis une cuillerée de Viandox 😛

Mets la farine dans une autre assiette puis la chapelure dans une troisième. Roule les Pojarski dans la farine et tapote-les légèrement afin d’en retirer l’excédent. Passe les un à un dans les œufs puis dans la chapelure. Réserve au frais.

Réalisation du jus vert :

Effeuille le persil plat. Plonge le dans une casserole d’eau bouillante salée pendant 3 secondes puis à l’aide d’une écumoire mets le dans de l’eau glacée
égoutte le et essore le. Hache-le à l’aide d’un robot et réserve au frais.

Comme je suis plutôt rebelle aux recettes, je les suis rarement à la lettre! Donc là, j’ai pris une feuille de choux vert, je l’ai hachée, avec un brin de persil et deux brins de ciboulette fraîche.
Ensuite, j’ai fait réduire tranquillement dans une petite casserole à feu doux, avec deux verres d’eau environ, en fin de cuisson, j’ai ajouté la crème qui restait de l’égouttage (voir ci-dessus, j’allais pas gâcher la crème fraîche quand même), j’ai salé puis mixé et en fin de cuisson, j’ai ajouté une demi-cuillerée de Maïzena… Mhmmmm! J’ai obtenu une petite sauce verte veloutée, je te dis que çà 😛

Finition et présentation :

Dans une poêle fait dorer les Pojarski à feu moyen dans 20g de beurre chaud.
A feu doux, fait chauffer le jus vert en y ajoutant le reste des ingrédients en fouettant.
Rectifie l’assaisonnement.
Dresse les Pojarski sur les assiettes et entoure-les de jus vert.
Parsème de fleur de sel et de poivre, sers aussitôt.
Les Pojarski se servent accompagnés de galettes de pommes de terre ou de pommes dauphines.

Là aussi, j’ai pas du tout suivi le conseil ! J’ai pris 8 beaux navets, que j’ai précuits en cocotte minute, ensuite, je les ai mis à feux doux, avec un peu de beurre, un Kub et un peu d’arôme Patrelle pour qu’ils aient une belle couleur dorée 🙂

Ensuite, j’ai pris deux énormes poireaux du jardin (nan, là je triche, c’est le jardin du papy qui me les a fourni), cuits en cocotte minute. Pendant ce temps, j’ai fait une petite béchamel aromatisée au paprika (C’est drôlement onctueux, dis! Euh! Un peu enrichi à la crème, si, j’ai le droit). J’ai mélangé le tout, et j’ai réservez au four.

On s’est régalé 😛