Confirmation

avant-hier, nous (avec mon collègue) décidons de manger couleur locale !

BBQ, cela semblait parfait.

DAVE BBQ, un bar style saloon, avec un décor à l’américaine d »un goût fort coloré, des lumières de partout, et aussi une clim’ de la mort. J’ai survécu à la clim’ mais je t’assure, c’était limite point de congélation!

BBQ comme barbecue, mais bon, çà tu savais d’jà!

C’était donc l’endroit idéal pour se laisser tenter par la cuisine locale, le parfait barbecue.

Je commande, une bière légère, Bud Light et un Texas Brisket.

Tu attends à peine 5 minutes, et arrive sur la table, un vulgaire plateau en plastique recouvert d’un set de table en papier, toujours très coloré, avec des motifs genre Vichy, et posé à même le set en papier (comprendre sans assiette), une poupée de maïs à ronger, un ramequin d’haricots verts à picorer, une pomme de terre à creuser et posé sur une planche, de fines tranches façon rosbeef du fameux texas brisket.

Déjà, la mise en bouche est mal barrée, t’as pas franchement envie à la simple vue du plateau de poursuivre, mais bon, local, c’est local, je commence.

Oupssssssss!!!! j’ai failli m’étrnagler, le rosbif n’a pas du tout le goût du boeuf, mais alors pas du tout !

C’est une saveur venue de nulle part, un goût dit de « fumée de barbecue ». Maaaaaaaaaaaaaaaa!!! Tu sais même plus ce que tu machouilles, c’est un aliment sauvage complètement enfumé, comme si le cuisinier avait vaporisé sur la viande un excipient à base de « fumée »! Tu ne peux même pas imaginer, je suis sûr, quoique…

J’ai avalé le tout avec assez peu d’entrain, mais bon, j’avais faim.

Comme j’étais sur la lancée couleur locale, je me dis soyons fou, je commande un dessert typiquement américain, un gâteau chocolat façon « brownies », avec sa boule de glace et sa chantilly.

Maaaaaaaaaaaaa!!!! le tout est arrivé dans une assiette de forme carré, blanche, au centre un immense morceau de gâteau au chocolat, en agglomérat rectangulaire, au dessus, une boule de glace au parfum indéfini, tout autour, des amas de chantilly. Ce n’est pas fini, par-dessus le tout, une crème de chocolat liquide, badigeonnée sur l’ensemble, à la façon d’une huile de vidange qui s’égoutte au gré d’un courant d’air.

Je suis resté coi, la preuve, j’ai même pas pris une photo…

Et alors le goût du dessert!!! Le gâteau au chocolat était servi chaud/tiède, un goût de noix de pécan brûlées et de chocolat quasi insipide. Bref, je n’ai pas fini mon dessert, Je crois bien que cela ne m’était encore jamais arrivé.

Et le serveur avec un sourire grand comme çà qui passe sans cesse pour te demander si tout va bien, si tu apprécies et tout et tout. Je te jure, en France, je faisais reporter en cuisine, mais là, suis resté très poli.

Confirmation, la cuisine, ce n’est vraiment pas inné chez les oncles Sam ! Seule la quantité compte.

Liqueur de cassis

Je sais, le mois de Janvier pour faire de la liqueur de cassis, c’est zarbi!

Mais c’est comme çà, le lutin a parfois quelques grains de folies.

Et cette année, la résolution c’est « Rebelle » (vi, ben c pas gagné, mais je me soigne).

Ingrédients:
Prendre du cassis
Une ou deux feuilles de cassis
Prévoir de l’eau de vie, environ la même quantité que le poids de fruits
Sucre (2 fois le poids de la macération)
Un zeste de cannelle

Enlever les grains de cassis de la grappe
Mettre dans un bocal avec les feuilles
Ajouter l’eau de vie
Laisser macérer pendant 6 mois (Vi, je sais normalement, les vraies recettes, c’est entre 15 jours et deux mois, mais la mienne est un peu folle, c’est tout )
Poser votre bocal sur le rebord d’une fenêtre
Au bout de six mois, généralement pendant l’hiver, l’année d’après, par une belle journée ensoleillée, récupérer votre bocal (Euh! éviter de le mettre sur une fenêtre plein Sud !!! sinon, tu n’auras plus aucun liquide, enfin, ce sera pas très, très joli, voire inutilisable, nan, çà m’est jamais arrivé namého!).

Ecraser les fruits et filtrer, moi, je prends un presse-purée, si tu es plus méticuleux, tu peux exprimer les baies dans un linge de mousseline, c’est bien dit heing! Vi, bon, j’avais pas de linge de mousseline, alors, j’ai utilisé un presse-purée et ensuite, j’ai passé le tout au chinois (filtrer au tamis).

Préparer un sirop de sucre, prendre deux fois le poids de la décoction (enfin, là, c’est p’têt beaucoup, mais comme j’utilise l’eau de vie maison du grand-père qui doit titrer plus de 50°). Ne fait pas comme moi, j’avais mis le sucre avec un peu d’eau quand j’ai réalisé que j’allais faire du caramel !!!
Donc, il faut un volume d’eau pour votre sirop, j’ai ajouté in extremis un volume d’eau d’environ la moitié du poids de sucre (vi, je suis assez improvisateur dans mes recettes).
A la fin, lorsque le sirop nappe la cuillère, j’ai ajouté un zeste de cannelle (presque rien, très très peu, juste un toc toc sur le flacon pour faire tomber un soupçon à peine visible).

J’ai ajouté le tout à ma décoction et je vais mettre en bouteille (D’après les bonnes règles de grand-mère, faut ébouillanter les bouteilles, je vais donc ébouillanter, mais bon, elles sont propres mes bouteilles, j’sais pas pourquoi il faut ébouillanter, d’autant que l’alcool…). Mais j’ai du respect pour ma grand-mère, alors…

Bon, si t’as pas de bouteille, là c’est fichu, franchement, si je dois tout te dire.

Et les feuilles ???
Quoi les feuilles, ne me dit pas que tu les as passées au presse-purée !!! Faut les enlever les feuilles. Les feuilles, c’est juste pour le goût, d’ailleurs si tu manques de fruit, tu mets plus de feuilles.

Laisser reposer un mois

Stocker ensuite au sec.

Ou mieux, déguster, à ta convenance avec modération.

Enfin, moi je serais toi j’attendrai l’été 😉

Artichaut

artichaut

C’est le moment, ils sont succulents!

Tu vas au marché, et tu achètes autant d’artichaut que de convives.

Tu les fais cuire à la cocotte-minute entre 15 Mn et 30 Mn selon que tu les aimes croquants sous la dent ou moelleux au palais.

Tu les sers avec une vinaigrette au vinaigre de vin. Tu mets une cuillère sous l’assiette pour lui donner un air penché. Et tu trempes chaque feuille dans la sauce vinaigrette, Mmmmhmm!

Si tu as une tribu de lutins comme moi, tu peux faire une sauce plus onctueuse…
Hier soir, j’ai improvisé à partir d’un petit suisse (vi,ben, je prends ce que je trouve dans mon frigo). Tu mets le petit suisse dans un bol avec une cuillère de moutarde que tu mélanges. Tu sales généreusement, tu ajoutes du vinaigre de vin, juste assez pour donner à ton mélange la consistance velouté d’une sauce crudité.
Pour allonger le tout, tu ajoutes de l’huile en mélangeant vigoureusement jusqu’à obtenir le goût souhaité, juste vinaigré au palais.

Et aussi, pour clore par une petite touche parfumée, un brin de ciboulette finement ciselé.

Voili, à faire partager.

Effeuiller, feuille à feuille, délicatement, une à une, jusqu’au coeur…
Et mordiller, sucer chaque feuille, apprécier en bouche…

Hi hi hi!

Recette crème chocolat (Mousse pâtissière)

Je vais mettre quelques bribes de recettes improvisées de façon à pouvoir m’y référer.
C’est un plaisir partagé autant qu’égoïste puisque les ayant déposées vous pouvez les adopter et moi, les retrouver pour les refaire.

Comme il fait pas beau, je cuisine!

Prendre la recette de la crème pâtissière, oui je pars toujours d’une vraie recette que je ne suis absolument jamais.
Pour mémoire: 1/2 l de lait / 75 g de sucre / 60 g de farine / 1 oeuf et deux jaunes/ Parfum vanille.

Tout d’abord, j’ai mis dans le lait un extrait de vanille de Madagascar. Quelqu’un m’a offert ce magnifique extrait, conditionné dans des mini bouteilles en forme de bonbonne, comme il y avait dans la cave de mon grand-père, de grandes bonbonnes en verre avec un entourage en osier.

Tiens, faudra que tu m’expliques pourquoi la règle M,B,P ne s’applique pas ici !!!

Faire un mélange mousseux avec le sucre et les oeufs, tiens, ne soyons pas avare, je rajoute un jaune en plus 😉
J’obtiens un mélange hyper mousseux, presque blanc!
Puis la farine plutôt copieusement.

Et là, j’attends que le lait se sauve presque dans le feu (attention, il faut être sur la casserole).

J’ajoute le lait à mon mélange, d’abord lentement, puis plus rapidement. Si le lait est assez chaud, la crème pâtissière monte directement, sinon, il faudra remettre à feu doux, mais en surveillant… comme le lait, jusqu’à épaississement de la crème.

Comme j’ai mis les blancs de côté, trois au total, vi, j’ai pas suivi la recette initiale, j’en ai mis trois :P, je vais faire un blanc neige ferme, mais pas tout de suite, je mets d’abord les blancs au frigo, et je mets ma crème pâtissière à refroidir, soit dehors si le temps est frais comme aujourd’hui, soit en bain marie dans l’eau froide.

Donc, un peu plus tard, quand ma crème est refroidie, je bats les blancs d’oeufs très, très fermes avec une pincée de sel! Et je mélange le tout à ma crème pâtissière qui est maintenant refroidie.

Et voilà, réserver au réfrigérateur avant de servir une « Mousse pâtissière au chocolat ».

(Dis, je veux pas me moquer, mais là, le chocolat, t’en a pas mis, alors tu repasseras avec ta recette!)

Hi, hi hi! au moins une qui suit!

Vi, j’oubliais, pour le chocolat, quand tu as fini ta crème pâtissière, tu peux mettre de côté une partie de crème à la vanille (la vanille…sinon pourquoi mettre de la vanille, d’ailleurs, il faut prévoir au moins 3/4l à 1 l de lait dans ce cas là, sinon, t’auras rien à mettre de côté!). Eh! hep! hep! hep! la crème à la vanille, tu peux l’enrichir de crème fraîche et t’auras une crème Pffffffffffffffff!!!! mieux que Danette.

Pour le chocolat, je fais selon l’inspiration, s’il y a du chocolat pâtissier, j’en prends une tablette que je fais fondre et que je mélange avec ma crème pâtissière sortie du feu (çà c’est pour les forts au chocolat), sinon, j’ajoute à ma crème sortie du feu, du vrai chocolat en poudre, du cacao comme dirait ma grand-mère, genre VanHouten ou Poulain que je dose selon le goût attendu.

Bonne dégustation, nous nous régalons 😛

Euh! et la photo du dessert ? tu l’as oubliée

Hi, hi, hi, ce sera le concours de la plus belle crème, j’attends les photos de vos créations culinaires pour illustrer ma recette :P.