Sourire en grand

Hier matin, je passe le bout du nez dans le bureau du voisin de palier.

Le genre inclassable, intellectuellement brillant, impossible à vivre au quotidien, un sentiment d’auto-persécution à chaque fait et geste, toujours à couper les cheveux en huit,  à tel point que l’anneau de Möbius est un enfantillage du raisonnement quand tu veux discuter avec lui.

Je passe pour le saluer de bon matin, et à peine passer le seuil de la porte de son bureau, il lève le nez et m’apostrophe :

 » Ben pourquoi tu souris ?  »

Je ne réponds pas vraiment, j’ai mille et une raison, plutôt une seule.

 

 

Une réflexion sur « Sourire en grand »

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